Mot du Directeur Général

JEAN-CLAUDE GELHAAR DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'UBAF

JEAN-CLAUDE GELHAAR DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'UBAF

Les développements commerciaux et les évolutions techniques visant à améliorer les processus opérationnels de l’UBAF ont progressé à un rythme soutenu en 2019, confirmant ainsi une tendance résolument engagée dès l’exercice précédent. Au plan commercial, l’environnement économique sur lequel reposent nos activités de négoce international et d’émission de garanties de marché a été favorable sur presque tous les pays constitutifs de notre périmètre d’exploitation.

Nous avons pu maintenir et souvent faire progresser nos positions sur des zones où nous sommes présents depuis de nombreuses années comme le Monde arabe, l’Afrique de l’ouest et centrale et le sous-continent indien tout en démarchant avec succès de nouveaux débouchés sur l’Afrique orientale et anglophone. Cette couverture géographique diversifiée sur plusieurs dizaines de pays émergents nous a permis d’être plus sélectif vis-à-vis des opportunités commerciales qui se sont présentées, tout en accompagnant nos clients exportateurs qui ont besoin d’un partenaire apte à les soutenir dans la durée sur des terrains souvent perçus comme complexes par l’industrie bancaire.

Les sous-jacents traités par l’UBAF n’ont pas connu d’évolution majeure en 2019 et restent concentrés sur le domaine énergétique (pétrole et dérivés, GNL), des produits agroalimentaires et des biens d’équipement. Les véhicules techniques très classiques que nous utilisons (crédits documentaires import et export, SBLC, garanties de marché, financements transactionnels, finance islamique) se sont eux aussi inscrits dans la continuité.

Les données chiff rées contenues dans ce rapport annuel confirment que les volumes traités et les encours de fin d’année connaissent une relative stabilité sur deux exercices, à l’exception d’un développement plus marqué observé sur les lettres de crédit stand-by et les garanties de marchés, ces dernières s’appliquant à des projets d’infrastructure principalement localisés dans les pays arabes. Les processus de traitement des opérations et de pilotage des risques ont poursuivi ou amorcé, selon les cas, les travaux d’optimisation et de recherche d’eff icacité que l’UBAF a consignés dans un plan à moyen terme 2019-2021 requis et validé par son Conseil d’Administration.

La dématérialisation de certaines instances de gouvernance, la refonte complète de notre site Internet, l’acquisition à l’extérieur d’une nouvelle plateforme de notation des contreparties, la réorganisation de nos fonctions de back et de middle-off ice accompagnant le remplacement de notre principal outil de gestion des crédits documentaires et garanties, tout comme la mise à jour constante des outils de criblage et de gestion des KYC dans le domaine de la sécurité financière, constituent autant d’illustrations des progrès accomplis. Les résultats opérationnels 2019 reflètent l’association des efforts commerciaux aux évolutions fonctionnelles de l’UBAF. Ils traduisent une approche plus sélective des transactions et une politique commerciale favorisant les contreparties et clients récurrents avec une présence plus marquée d’éléments financés associés à des opérations de hors-bilan.

Du point de vue prudentiel, les actifs pondérés de l’UBAF progressent de 10 % sur l’exercice tout en nous permettant de stabiliser le ratio de solvabilité CRD IV sur une moyenne annuelle de 13,3 %. La situation de liquidité est, elle aussi, restée satisfaisante avec un ratio LCR moyen de 183 %.

Le PNB de l’UBAF progresse ainsi de plus de 20 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution très satisfaisante nous fait renouer avec le niveau atteint cinq ans auparavant. La diversification de nos sources de revenus a pleinement joué son rôle car cette progression se constate de manière étalée sur toutes les zones d’activités de l’UBAF, sans eff et de concentration sur un pays ou une activité spécifique. La bonne maîtrise de nos frais généraux nous permet de dégager un résultat brut d’exploitation plus de trois fois supérieur à celui de l’exercice précédent. Le coût du risque a fait l’objet d’une évolution significative ; un risque opérationnel matérialisé par une fraude externe de grande ampleur ayant impacté plusieurs banques de la place de Singapour est à l’origine de la dégradation de notre résultat net. Conformément à notre politique de gestion, nous avons passé en provision la totalité du préjudice afin de réserver pour l’avenir le bénéfice d’une éventuelle  reprise de cette dotation.

 

Jean-Claude GELHAAR, Directeur Général